Le roi, le héros, la fée et le coach

 

Cendrillon
Savez-vous que la première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans.
Et pourtant, ces histoires nous parlent encore, elles ont la même actualité. Sans entrer sur un terrain de spécialistes du psychisme on peut imaginer que ces histoires correspondent aux situations que nous rencontrons dans l’enfance mais aussi plus tard dans notre vie professionnelle et dans notre vie tout court. Je ne résiste pas à vous proposer un texte de Christiane Serres qui explique très simplement la richesse des contes et pourquoi ils ont un tel impact dans notre construction puis tout au long de notre vie.
« La petite sirène, Hans et Gretel, La belle au bois dormant, le Petit Poucet, Blanche-Neige, le Pêcheur et le Génie…

Tous ces contes évoquent l’univers du merveilleux, le monde magique et fascinant de l’enfance que tous les adultes ont un jour connu. A travers son langage simple et concret sous forme de métaphore, le conte s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes de tous niveaux culturels. Pourquoi ? Parce qu’il parle le langage de l’inconscient, de l’imaginaire dans lequel le rationnel n’existe pas.

C’est avec les sentiments qu’un conte s’écoute, se vit. En rentrant dans le récit du conte, l’individu prend conscience qu’il incarne tour à tour tous les personnages contrastés des contes, c'est-à-dire l’ogre et le petit Poucet, le dragon et la princesse, le loup et le petit Chaperon rouge : le côté clair et lumineux de sa personnalité et son côté sombre : la double nature partagée entre « l’homme-instinct » et « l’homme-évolué ».
 

Il apprend à surmonter les difficultés de la vie, les conflits intérieurs dans la confiance, la sécurité et la justice puisque à la fin des contes les « méchants » meurent et les « bons » triomphent.
« Le canard nagea à toute vitesse vers elle, l’attrapa par la tête avec son bec et la fit basculer dans l’eau où la vieille sorcière se noya. Alors les deux enfants rentrèrent à la maison, le cœur joyeux et content » (Volé-Trouvé)
C’est aussi un message d’espoir et d’encouragement orienté vers l’effort d’une transformation possible.
« Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir beaux ou courageux » (Rainer Maria Rilke).

C’est également une dynamique de vie sur laquelle nous pouvons prendre appui pour accéder à notre propre réussite et pour donner un sens à notre vie. Cette dynamique est représentée par des lois très précises d’harmonisation de trois fonctions définies par le psychothérapeute Alain Curabet : le Roi, le Héros et la Fée.

Roi
La fonction Roi est celle qui constate, qui décide ou non d’un changement, qui fixe un objectif. C’est elle qui nous fait dire « j’ai grossi de 3 kg, donc je vais faire un régime » ou encore « mes relations avec Mélanie ne sont pas bonnes. Je vais lui parler ». Tous les contes commencent par l’énoncé d’une situation et par une demande : « Il était une fois un roi qui avait une fille ; il s’était fait bâtir une montage de verre et avait annoncé que celui qui la gravirait sans tomber épouserait sa fille » (le vieux Cric-Crac).

Mais il y a plusieurs façons d’être un roi. Certains ont une fonction Roi sur-developpée, il ne font que constater et parlent en termes « il faut qu’on », « y-a qu’à » et l’action ne suit pas. Chez d’autres elle est atrophiée et ils s’avouent vaincus d’avance : « à quoi bon », « je n’ai jamais de chance ».


Héros

Après avoir formulé la demande, le roi fait appel au Héros
pour mener à bien le projet ; c'est-à-dire la part active en nous qui doit trouver des solutions de changement et agir. Comme pour la fonction Roi, nous avons plusieurs manières d’être un Héros.
Dans la société actuelle, la fonction Héros est souvent surdimensionnée ; c’est l’action pour l’action, le trop-en-faire et cela conduit au stress, aux tensions, à l’abus de tranquillisants. Comme tous les Héros, nous disposons de certaines armes sur lesquelles nous pouvons compter.
Ce sont les qualités que nous nous reconnaissons et que nous savons utiliser. Mais il arrive souvent, dans le conte comme dans la vie, que le Héros rencontre des obstacles, des géants, des génies terrifiants et il se sent démuni, paralysé « plus j’ai envie de connaître cette personne, plus j’ai peur de lui parler », « plus j’ai envie de réussir moins j’y arrive ».
C’est souvent lorsque le désir de réussir est fort que le Héros est le plus impuissant. Le Héros est alors confronté à ses peurs, à sa lâcheté, à son orgueil, à son aveuglement. Il peut décider d’abandonner ou bien de se laisser opérer par ces énergies contradictoires.
« L’homme de génie est celui qui peut tenir ensemble le plus longtemps possible les contraires » disait Einstein. Voilà pourquoi dans la plupart des contes c’est souvent le troisième fils, le plus innocent, le plus fragile, le moins mentalisé » qui réussit. Il est présent aux différents évènements qu’il rencontre sur le chemin et se laisse transformer. Il porte un regard différent sur les difficultés et les accepte.


Grenouilles
 Ainsi la Fée (troisième fonction) peut apparaître. Dans les contes, elle apparaît sous forme de fée bien sûr mais aussi de renards bavards ou de grenouilles conseillères (les trois plumes). En nous, elle se révèle par la libération de ressources nouvelles, de richesses cachées, de dons que nous ne connaissons pas et qui pourtant étaient présents en nous ; ce qui implique une rupture de nos habitudes et de nos représentations.

Une femme raconte « J’étais là avec mon problème professionnel et on me propose un conte ! Au début, je me maintenais dans l’explication intellectuelle puis peu à peu, une part d’enfance endormie en moi s’est éveillée. Je me suis laissée aller dans cet univers de rêve, de poésie, de désir et j’ai accepté de le retrouver en moi.
Fée
Je me suis à ce moment-là intéressée à la recherche de mes valeurs, de mes qualités et j’ai recommencé à me sentir bien ».
Ces contes deviennent alors un enseignement adapté à tous les âges ils apprennent à mieux se comprendre, à développer ses ressources intérieures afin que les sentiments, l’imagination et l’intellect s’appuient et s’enrichissent mutuellement. Tout ceci dans le but de mieux réussir ce que l’on entreprend dans sa vie personnelle et professionnelle.

Question de coach de vie :

A quel personnage faites-vous appel devant un obstacle ?

Parvenez-vous à l'entendre ?

 

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Coach de vie   -  15 ans expérience
Coach de vie - 15 ans expérience

 

Coach pro Certifiée, j'ai obtenu ma certification au Centre International du Coach.

Le Centre International du Coach garantit que les coachs adhérents à leur charte exercent dans un cadre déontologique répondant aux méthodes développées au Centre et certifiées ISO 9001:2000.

Ma déontologie se fonde sur la bienveillance, le respect, l'empathie et l'écoute. 

Je pratique un coaching pragmatique et direct. Vous fixez vos objectifs et c'est vous qui mesurez leur réussite à partir des critères que vous définissez.

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