lun

20

fév

2012

Le roi, le héros, la fée et le coach

20.2.12

 

Cendrillon
Savez-vous que la première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans.
Et pourtant, ces histoires nous parlent encore, elles ont la même actualité. Sans entrer sur un terrain de spécialistes du psychisme on peut imaginer que ces histoires correspondent aux situations que nous rencontrons dans l’enfance mais aussi plus tard dans notre vie professionnelle et dans notre vie tout court. Je ne résiste pas à vous proposer un texte de Christiane Serres qui explique très simplement la richesse des contes et pourquoi ils ont un tel impact dans notre construction puis tout au long de notre vie.
« La petite sirène, Hans et Gretel, La belle au bois dormant, le Petit Poucet, Blanche-Neige, le Pêcheur et le Génie…

Tous ces contes évoquent l’univers du merveilleux, le monde magique et fascinant de l’enfance que tous les adultes ont un jour connu. A travers son langage simple et concret sous forme de métaphore, le conte s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes de tous niveaux culturels. Pourquoi ? Parce qu’il parle le langage de l’inconscient, de l’imaginaire dans lequel le rationnel n’existe pas.

C’est avec les sentiments qu’un conte s’écoute, se vit. En rentrant dans le récit du conte, l’individu prend conscience qu’il incarne tour à tour tous les personnages contrastés des contes, c'est-à-dire l’ogre et le petit Poucet, le dragon et la princesse, le loup et le petit Chaperon rouge : le côté clair et lumineux de sa personnalité et son côté sombre : la double nature partagée entre « l’homme-instinct » et « l’homme-évolué ».
 

Il apprend à surmonter les difficultés de la vie, les conflits intérieurs dans la confiance, la sécurité et la justice puisque à la fin des contes les « méchants » meurent et les « bons » triomphent.
« Le canard nagea à toute vitesse vers elle, l’attrapa par la tête avec son bec et la fit basculer dans l’eau où la vieille sorcière se noya. Alors les deux enfants rentrèrent à la maison, le cœur joyeux et content » (Volé-Trouvé)
C’est aussi un message d’espoir et d’encouragement orienté vers l’effort d’une transformation possible.
« Tous les dragons de notre vie ne sont peut-être que des princesses qui attendent de nous voir beaux ou courageux » (Rainer Maria Rilke).

C’est également une dynamique de vie sur laquelle nous pouvons prendre appui pour accéder à notre propre réussite et pour donner un sens à notre vie. Cette dynamique est représentée par des lois très précises d’harmonisation de trois fonctions définies par le psychothérapeute Alain Curabet : le Roi, le Héros et la Fée.

Roi
La fonction Roi est celle qui constate, qui décide ou non d’un changement, qui fixe un objectif. C’est elle qui nous fait dire « j’ai grossi de 3 kg, donc je vais faire un régime » ou encore « mes relations avec Mélanie ne sont pas bonnes. Je vais lui parler ». Tous les contes commencent par l’énoncé d’une situation et par une demande : « Il était une fois un roi qui avait une fille ; il s’était fait bâtir une montage de verre et avait annoncé que celui qui la gravirait sans tomber épouserait sa fille » (le vieux Cric-Crac).

Mais il y a plusieurs façons d’être un roi. Certains ont une fonction Roi sur-developpée, il ne font que constater et parlent en termes « il faut qu’on », « y-a qu’à » et l’action ne suit pas. Chez d’autres elle est atrophiée et ils s’avouent vaincus d’avance : « à quoi bon », « je n’ai jamais de chance ».


Héros

Après avoir formulé la demande, le roi fait appel au Héros
pour mener à bien le projet ; c'est-à-dire la part active en nous qui doit trouver des solutions de changement et agir. Comme pour la fonction Roi, nous avons plusieurs manières d’être un Héros.
Dans la société actuelle, la fonction Héros est souvent surdimensionnée ; c’est l’action pour l’action, le trop-en-faire et cela conduit au stress, aux tensions, à l’abus de tranquillisants. Comme tous les Héros, nous disposons de certaines armes sur lesquelles nous pouvons compter.
Ce sont les qualités que nous nous reconnaissons et que nous savons utiliser. Mais il arrive souvent, dans le conte comme dans la vie, que le Héros rencontre des obstacles, des géants, des génies terrifiants et il se sent démuni, paralysé « plus j’ai envie de connaître cette personne, plus j’ai peur de lui parler », « plus j’ai envie de réussir moins j’y arrive ».
C’est souvent lorsque le désir de réussir est fort que le Héros est le plus impuissant. Le Héros est alors confronté à ses peurs, à sa lâcheté, à son orgueil, à son aveuglement. Il peut décider d’abandonner ou bien de se laisser opérer par ces énergies contradictoires.
« L’homme de génie est celui qui peut tenir ensemble le plus longtemps possible les contraires » disait Einstein. Voilà pourquoi dans la plupart des contes c’est souvent le troisième fils, le plus innocent, le plus fragile, le moins mentalisé » qui réussit. Il est présent aux différents évènements qu’il rencontre sur le chemin et se laisse transformer. Il porte un regard différent sur les difficultés et les accepte.


Grenouilles
 Ainsi la Fée (troisième fonction) peut apparaître. Dans les contes, elle apparaît sous forme de fée bien sûr mais aussi de renards bavards ou de grenouilles conseillères (les trois plumes). En nous, elle se révèle par la libération de ressources nouvelles, de richesses cachées, de dons que nous ne connaissons pas et qui pourtant étaient présents en nous ; ce qui implique une rupture de nos habitudes et de nos représentations.

Une femme raconte « J’étais là avec mon problème professionnel et on me propose un conte ! Au début, je me maintenais dans l’explication intellectuelle puis peu à peu, une part d’enfance endormie en moi s’est éveillée. Je me suis laissée aller dans cet univers de rêve, de poésie, de désir et j’ai accepté de le retrouver en moi.
Fée
Je me suis à ce moment-là intéressée à la recherche de mes valeurs, de mes qualités et j’ai recommencé à me sentir bien ».
Ces contes deviennent alors un enseignement adapté à tous les âges ils apprennent à mieux se comprendre, à développer ses ressources intérieures afin que les sentiments, l’imagination et l’intellect s’appuient et s’enrichissent mutuellement. Tout ceci dans le but de mieux réussir ce que l’on entreprend dans sa vie personnelle et professionnelle.


Question de coach de vie :
- A quel personnage faites-vous appel devant un obstacle ?
- Parvenez-vous à l'entendre ?
Racontez-nous
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mar

31

jan

2012

Coach de vie, coach professionnel

Un choix de répartion des domaines de vie



 

Lorsque je parle de coaching et principalement lorsque je réponds à une curiosité sur mon métier, la deuxième question porte généralement sur ma spécialisation : « vous êtes coach professionnel ou coach de vie (life coach) ? ».

Je me demande chaque fois si chaque individu, dans sa sphère professionnelle, est hors de sa vie.

En réalité, le coaching de vie est l’accompagnement d’une personne dans l’élaboration et la mise en œuvre de son projet de vie. Il s’adresse donc obligatoirement à la globalité de la personne dans ses « 5 domaines de vie » (personnel, couple, famille et amis, professionnel et enfin social).

Les domaines de vie sont une des grilles du modèle de coaching de Frédéric Hudson, Docteur de l’Université de Colombia, fondateur du célèbre Fielding Institute en 1973.

- Le domaine personnel. Il représente les « fondations » de notre vie autour desquelles s’articulent les autres domaines.

- Le domaine du couple : Il permet de satisfaire notre besoin d’intimité. Ce domaine est souvent négligé.

- Le domaine de la famille et des amis. Les rôles sont multiples et évoluent avec le temps (frère, sœur, parent, grands-parents…)

- Le domaine professionnel. Il représente, pour la plupart, le domaine qui mobilise le plus de temps. Il évolue avec l’âge d’où l’intérêt de comprendre le fondement des objectifs poursuivis à travers ce domaine.

      - Le domaine social. Il s’appuie sur l’inscription dans la vie    

          sociale, les engagements divers. 

 

Un autre choix de répartion des domaines de vie

Nous avons tous besoin de vivre en harmonie avec ces cinq domaines, et un objectif professionnel ne constitue qu’un des éléments du développement du coaché ; il serait préjudiciable de le traiter séparément sans tenir compte de l’ensemble.

 

Le coaching permet en effet de rétablir ou de trouver un équilibre lié ou non à un changement, et c’est bien parce qu’il se passe quelques chose dans sa vie et pas seulement dans son domaine familial ou professionnel que le coaché sollicite un coach de vie. Le coaché attend un accompagnement en tant que personne dans toute sa singularité et son universalité.

 

Question de coach de vie :

 

« La répartition actuelle de votre temps entre vos 5 domaines de vie correspond-il à votre besoin ?

 

A votre équilibre ? »

 

Répondez en faisant un schéma de la situation actuelle puis un autre schéma en imaginant la situation idéale.

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lun

02

jan

2012

La puissance des bonnes questions

Mais quelle question ?
 

Chaque fois que dans une assistance on me questionne sur mon métier ma réponse suscite une très vive curiosité. En effet, « coach de vie ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Que faites-vous ? A qui vous adressez-vous ? Que vous demandent vos clients ? Comment les accompagnez-vous ?

 

Un peu par provocation mais aussi pour ouvrir la réflexion, je réponds souvent : mon métier consiste seulement à poser des questions mais tout l’art est de trouver les « bonnes » questions.

Il s’agit là en effet d’un des outils du coach. Une question permet au coaché de s’interroger sur son présent, son futur, mais surtout de s’enrichir lui-même à partir des réponses qu’il trouve en lui.

Les questions peuvent déranger mais ne sont jamais posées dans ce seul but.

Le dérangement provoqué doit servir avant tout à donner du sens aux actes et à faciliter la remise en cause du quotidien, des certitudes, des croyances  et autres freins qui bloquent les avancées. Le dérangement invite à trouver de nouvelles réponses, à être créatif.

Vous pouvez bien sur vous poser seul des questions pour faire bouger les choses avec vos réponses. Quelques règles simples pour vous aider à avancer plus vite.

  •  Préférez répondre à « Comment » plutôt que « Pourquoi ». Le premier vous conduira directement à des idées, le second vous entrainera vers une recherche pas obligatoirement intéressante.

« Comment accélérer la mise en œuvre de ce projet, comment  convaincre que ce poste est pour moi, comment être à l’aise dans une assemblée où je ne connais personne, comment je me comporterai si demain j’obtenais ce job …. ».

Faites l’effort de vraies réponses fouillées, ne restez pas sur une première approche superficielle.

  •  Pour analyser une situation et démarrer votre réflexion, optez pour des questions ouvertes neutres.

« En quoi est-ce important pour moi de réussir mon entretien de demain »

  •  Pour trouver des idées, des solutions, préférez des questions ouvertes orientées plutôt que neutres.

« Que pourrai-je faire pour améliorer ma confiance en moi »plutô tque « Comment améliorer ma confiance en moi ». La première forme vous conduit déjà à dresser un plan d'action.

 

Et surtout concentrez-vous sur les solutions pas sur les problèmes ; ne vous lamentez pas sur les « pourquoi », passez directement au « comment ».

Pensez à noter au fur et à mesure les avancées pour libérer votre esprit qui n’aura plus à se mobiliser aussi pour se souvenir.

 Cet article vous intéresse. N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. J’aurai toujours beaucoup de plaisir à poursuivre cet échange.

 

Question du coach de vie :

 

« Qu’avez-vous appris de ce post ? »

 

« Comment allez-vous l’utiliser ?»

 

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ven

30

déc

2011

REUSSIR VOTRE OBJECTIF 2012

Nous sommes à la période des vœux, des projets, des résolutions (les bonnes bien sûr!), des engagements. Une nouvelle année, c'est comme la rentrée des classes. On peut repartir à zéro. Tout parait possible!

Deux solutions :

- La première. Vous établissez la liste de ce que vous allez entreprendre et changer en 2012. Vous regardez régulièrement votre liste et au fil des mois, à la lecture de ces vœux, vous soupirez de plus en plus fort, de plus en plus déçu de vous sentir impuissant.

 

- La seconde. Le début est identique : vous établissez une liste. Mais dans tous vos projets, vous n'en choisissez qu'un seul et vous vous posez la question cruciale : qu'est-ce-que la réalisation de cet objectif m'apportera ? et quoi encore... et quoi encore...et quoi encore......Cherchez, cherchez vraiment à visualiser toutes les conséquences dans votre vie.

Voilà, vous vous sentez bien, vous êtes transporté dans une autre dimension alors revenez dans la réalité et dressez la liste des actions à entreprendre pour atteindre vraiment ce but. Faites vraiment une liste en détaillant toutes les étapes, même, et surtout au début, les plus petites actions.

Cela vous donnera plus rapidement la satisfaction de rayer votre liste au fur et à mesure en vous rapprochant du but.

Et n'oubliez pas que le plus petit pas dans la bonne direction vous rapproche déjà du but.

Il suffit d'un premier petit pas!!!

 

La question du coach de vie :

-       Quel serait l’intérêt à rester dans la situation actuelle ?

-       Y-aurait-il un côté positif à ne rien changer ?

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lun

19

déc

2011

AFFIRMATION DE SOI DEVALORISANTE

Recherche d'équilibre

 

 

 

Après  « Affirmation ou maitrise de soi », et « Affirmation de soi malsaine », je vous propose d’aborder aujourd’hui « Affirmation de soi dévalorisante ».

 

Dans le premier volet, nous abordions

- une affirmation de soi respectueuse, dans le deuxième volet,

- une affirmation de soi passive c'est-à-dire irrespectueuse pour soi.

- Dans l’affirmation de soi dévalorisante,

  nous parlerons d’une affirmation de soi irrespectueuse pour les autres.

 

Nous connaissons tous des personnages toujours prêts à s’affirmer haut et fort, à défendre leurs opinions même lorsque personne ne leur demande, des personnes toujours dans la critique, le rejet.

Ces personnes ont un tel besoin de s’affirmer que souvent elles le font mal. Le respect de l’autre est la limite infranchissable pour que l’affirmation de soi reste saine.

 

Ces personnes exercent leur affirmation dévalorisante dans la critique d’un avis, d’une idée, d’un comportement, d’un besoin, d’une réaction et même à l’extrême, d’une personne dans sa globalité.

Dans une affirmation de soi saine, nous pouvons être en total désaccord avec nos interlocuteurs et entamer des échanges vifs ; nous pouvons ne pas partager leurs comportements, leurs idées, l’expression de leurs émotions … nous serons toujours dans le respect de l’autre.

Dans une affirmation saine, personne ne tente de nier l’autre et d’exister à son détriment.

 

On peut ne pas accorder de valeur aux comportements, aux idées, aux émotions, aux besoins de l’autre on ne peut pas affirmer que ses comportements, ses idées, ses émotions, ses besoins n’ont pas de valeur.

 

Nous reconnaissons assez facilement la dévalorisation de l’autre lorsqu’il s’agit d’attaques d’aspect psychologique : « Tu es nul ! » « Mais tu es complètement idiot ! » « Mais, c’est n’importe quoi ! » .

Il en est de plus subtiles mais tout autant dévastatrices :

 

-          Contester la valeur accordée par l’autre  à une situation: « Mais tu ne peux pas penser une chose pareille » « Mais tu ne vas pas te fâcher pour ça ! »

Il s’agit là d’une négation pure et simple du droit de l’autre à penser, à être différent.

Une affirmation de soi saine donnerait plutôt un échange comme : « Je suis très surpris de ta position, discutons-en, j’aimerai comprendre », « Je vois bien que tu es fâché et je ne comprends pas ».

-          Contester le jugement de l’autre. « Dans cette circonstance, tu n’as pas du tout la bonne réaction », « Tu lui donnes beaucoup trop d’importance ».

La position de l’autre correspond à ses propres valeurs et il a le droit d’avoir des valeurs différentes.

Une affirmation saine pourrait donner les réactions suivantes : « Je vois bien que ta réaction est spontanée et sincère. Elle est trop loin de moi pour que je la comprenne ».

 

-          Contester le besoin de l’autre : « Tu as trop besoin qu’on t’aime »

Ici, il s’agit carrément de nier le besoin de l’autre. De savoir mieux que lui ce dont il a besoin.

Dans une affirmation saine la réaction serait : « Je ne peux pas manifester toute l’affection que j’ai pour toi d’une autre façon ».

 

Il est intéressant de remarquer que les interventions dévalorisantes parlent toutes de l’autre (tu… tu… tu…) et les remarques respectueuses de soi (je…je…je…).

 

Il s’agit là d’un moyen rapide et simple de rester attentif pour savoir si on parle de soi ou de l’autre et donc si l’on s’affirme sainement ou d’une façon dévalorisante pour l’autre.

 

L’affirmation dévalorisante répétée fait le vide autour de soi ou bien rencontre un déséquilibre équivalent mais inverse et alors les deux personnes s’engagent dans une relation sans estime et sans affection.

 

QUESTIONS DU COACH DE VIE :

VOUS ARRIVE-T-IL DE VOUS AFFIRMER DE FAçON DEVALORISANTE ?

LE FAITES-VOUS DANS DES CONTEXTES IDENTIQUES ?

QUELS RESULTATS OBTENEZ-VOUS ?

 

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mar

13

déc

2011

AFFIRMATION DE SOI MALSAINE

Affirmation difficile

 

 

Dans un précédent article, je vous parlais de l’affirmation de soi pour parvenir à une communication basée à la fois

- sur ses propres besoins, dans l’accueil de soi et l’écoute de ses émotions ,et aussi sur

- le respect de l’autre.

 

Dans ce schéma, nous parlions d’une affirmation de soi saine.

Dans un article à venir, je vous parlerai de l’affirmation de soi dévalorisante, mais démarrons aujourd’hui cette série sur l’affirmation de soi malsaine en évoquant l’affirmation passive.

Lorsque vous entendez parlez d’un manque d’assurance ou d’affirmation de soi, c’est généralement de cette affirmation passive dont on parle.

Celle qui consiste à nier le respect de sa propre personne au profit de l’autre. Ce sentiment ne fait pas de mal à l’environnement social. Souvent, il ne se remarque même pas. Non, la blessure est pour celui qui reste passif. Qui n’ose pas s’exprimer, qui n’ose pas être.

Edwige est appréciée à son travail ; elle accepte toujours de remplacer au dernier moment, de soulager la charge de travail d’un collègue, de débloquer le bourrage du photocopieur ; dans la vie quotidienne, Edwige n’osera pas refuser à l’épicier, des fruits un peu piqués ; elle n’osera pas dire non pour garder, la deuxième fois cette semaine, les enfants de sa voisine, fan de cinéma.

Après chacun de ces épisodes, Edwige se jure que la prochaine fois, elle dira non, la prochaine fois elle osera !!

Et pourtant, Edwige accepte et acceptera encore de ne pas écouter ses besoins, de ne pas tenir compte de ses choix réels. Et chaque fois, elle sortira blessée, en colère contre elle-même.

Une variante de l’affirmation passive consiste à exprimer certaines de ses idées mais en les faisant dire à une autre personne ou à un groupe anonyme.

J’ai lu dernièrement dans une revue qu’il était assez dangereux de manger des fruits piqués…….Mon médecin m’a mis en garde d’approcher trop souvent de petits enfants à cause de mes allergies chroniques…

Cette pratique de l’affirmation passive est "moins pire" que la précédente puisque, à l’aide d’un subterfuge on parvient à exprimer tout ou partie de ce que l’on pense. De l’effacement, voir du reniement de soi, on passe au jeu de cache-cache ou à la validation par un expert.

On peut hiérarchiser ces affirmations malsaines ainsi, de la plus à la moins destructrice:

1 – Se renier. Dire ou faire l’inverse de ce que l’on veut

2 – S’effacer. Ne pas s’exprimer et laisser faire

3 – Se cacher. Dire ou faire sans assumer

4 – S’appuyer. Ne pas dire mais faire dire

Bien sûr, au point 5 viendrait s’ajouter une affirmation de soi saine et respectueuse.

La personne qui s’affirme entre les points 1 et 4 de cette échelle, s’éteint petit à petit. Souvent elle passera de l’appui à l’effacement, puis au reniement.

 Le tout, doucement, sans bruit, sans fracas, mais surement.

Dans une relation à deux (ou plus), il est normal d’assister à la confrontation de plusieurs points de vue, plusieurs avis, il est normal d’exprimer des besoins différents.

 Les désaccords sont inévitables, ils sont même sains car preuve de la vitalité, de l’existence de chacun.

Alors attention : un silence trop fréquent est le signe du reniement de l’un des interlocuteurs au profit de l’ autre ou des autres.

Restez vigilant pour vous et aussi pour les autres !

  

QUESTION DU COACH DE VIE :

 

- Avez-vous tendance à être passif dans votre affirmation ?

- Dans ce cas, êtes-vous dans le reniement, l’effacement, le cache-cache ou l’appui ?

 

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jeu

24

nov

2011

L'estime de soi : comment ça marche

Vous vous aimez un peu, beaucoup, passionnément..... pas du tout.

 
Vous coyez en vous un peu, beaucoup, passionnément... pas du tout.


Au fil du temps, des évènements, de votre environnement familial, amical, professionnel, vous avez construit l'image que vous avez de vous-même.
A noter qu'elle peut être différente de celle que vous donnez à voir.
Avec un bon talent de comédien, vous pouvez renvoyer une image à l'opposé de votre conviction profonde. L'illusion durera un temps ou toujours, au détriment d'un conflit intérieur difficile.

La bonne nouvelle c'est que l'estime de soi peut changer. Il n'y a à priori aucune raison pour que des personnes à haute estime d'elles mêmes changent d'avis, par contre, l'inverse est possible.

Les deux schémas ci-dessous montrent bien comment les deux positions s'auto-alimentent.


La personne à haute ou bonne estime d'elle-même entreprendra sans hésiter de nombreuses actions. Elles réussiront et renforceront l'estime ; elles echoueront et l'estime de soi jouera son rôle de cuirasse pour laisser l'échec à sa juste place sans remise en cause fondamentale.

La personne à faible estime d'elle-même s'engagera dans peu d'action, convaincue d'avance de son échec.

En cas de succès, le doute s'installera : ne serait-ce pas le hasard ? serait-il possible de reproduire ce succès ? est-ce la chance ?
De toute façon, cette réussite ne contribuera pas à renforcer la confiance.
 
En cas d'échec, la personne peut presque être soulagée. La situation renforce sa conviction profonde et elle décidera de ne plus recommencer puisqu'elle rate à tous les coups.

Le coaching de vie et l'estime de soi

Selon le principe même du coaching, votre coach ne vous entrainera pas sur un travail psychologique pour mettre à jour les causes de votre estime actuelle ; il vous proposera par contre de travailler sur la mise en oeuvre pratique et le développement de votre potentiel.
 
Le travail se déroule à partir des situations précises que vous vivez mal, qui se répètent trop souvent et alimentent la boucle vicieuse.

Vous avancerez avec le coach sur les moyens dont vous disposez qui vous permettront de basculer du côté de la boucle vertueuse. Elle poursuivra alors seule sa route en s'auto-alimentant.

Sur le plan personnel une basse estime de soi ne favorise pas des relations familiales ou amicales harmonieuses, détendues ; elle bloque souvent le passage de l'intention à l'action par crainte de l'échec.
Sur le plan professionnel, la prise de parole en public ou l'échange avec la hiérarchie ou les collègues est une source de souffrance plus ou moins contenue.
D'une façon générale, une basse estime de soi entraîne un excès d'inhibition peu propice à la valorisation de vos atouts et à l'expression épanouissante de vos compétences.

 

Question du coach de vie :

 

- Et vous dans quelle boucle vous êtes-vous installé ?

- Que pratiquez-vous pour en sortir ?

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mer

23

nov

2011

12 situations pour exercer votre lâcher-prise

Lâcher-prise

 

 

 

 

La recette magique du mieux-être serait le lâcher-prise.

Mais au fait de quoi parle-t-on quand on dit : « mais lââââââches…. ».

Il existe de nombreuses définitions de ce concept mais le plus simple m'apparait tout bêtement de le mettre en opposition à son contraire : le CONTROLE.

Alors là, tout s'éclaire : mais oui, bien sûr que nous voulons toujours contrôler.  

 Cela nous rassurerait d'avoir le contrôle sur les situations, nos émotions, les autres, notre apparence... mais dans le même temps, puisqu'il s'agit d'une illusion, cette attitude génère très vite du stress, du dépit, de la colère.

Contrôler nous rassure et prendre conscience des peurs sur nous cherchons à endiguer est le premier pas vers le lâcher-prise et un nouvel équilibre de vie. 

D'un autre côté, dans une volonté farouche de ne plus contrôler, il ne s'agit pas d'afficher une indifférence totale, de critiquer, de regarder les situations et les autres avec détachement sans se sentir concerné.

Je vous propose 12 situations pour mesurer votre capacité à rester à juste distance et à lâcher.

  • Laisser l'autre agir même si on maîtrise mieux la situation,
  •   Ce n’est pas de l’indifférence.
  • Ne pas tout contrôler,
  • Ce n’est pas couper les liens.
  • Tirer les conséquences d'une situation,
  •  ce n’est pas être passéiste.
  • Reconnaître son impuissance,
  • ce n’est pas blâmer ou vouloir changer les autres.
  • Donner le meilleur de soi,
  • ce n’est pas prendre soin des autres.
Prendre confiance en soi
  • Se sentir concerné par les autres,
  • ce n'est pas prendre soin des autres.
  • Encourager,
  • ce n'est pas assister.
  • Accepter les faiblesses d'autrui,
  • ce n'est pas juger.
  • Laisser les autres gérer leur propre destin,
  • ce n'est pas s'occuper de tout.
  • Permettre aux autres d'affronter la réalité,
  • ce n'est pas les materner.
  • Devenir ce que l'on rêve de devenir,
  • ce n'est pas critiquer ou corriger autrui.
  • Vivre et grandir pour l'avenir,
  • ce n'est pas regretter et ressasser le passé.

 

Je vous propose de méditer sur cette prière classique dont je ne connait pas l'origine : "Donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d'en voir la différence".

 

 

                           CRAINDRE MOINS ET AIMER D’AVANTAGE

 

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sam

05

nov

2011

Coaching de vie : qu'est-ce-que c'est ?

Le coach accompagne les personnes jusqu'à la réalisation de leur projet mais on pourrait dire aussi qu'il remet en route une dynamique à partir de laquelle le coaché pourra inscrire son projet dans une vision à moyen ou long terme. Il s'agit pour le coaché de s'éloigner d'une situation dont il ne veut plus pour aller vers un futur conforme à ses souhaits les plus profonds.


Tout au long du processus, le coaché apprendra à mettre des mots, à être attentif aux ressorts qui habituellement le font décider ou non décider, il prendra conscience de ses forces, des appuis sur lesquels il peut compter, mais aussi des faiblesses à intégrer.


L'ensemble de ses éléments et des outils mis en pratique lui permettront surtout de devenir autonome, de développer son potentiel et d'aborder plus sereinement un futur fait de changements et de changements de plus en plus rapides.

 

 

Coaching, thérapie et formation

 

Le coach n'est ni un psychothérapeute ni un conseil, ni un formateur.

Le coach ne cherche pas dans le passé les explications de la situation présente, il n'apporte pas de connaissances théoriques pour évaluer le niveau de compétence du coaché.

Le coach, à travers la réalisation de l'objectif amène surtout le coaché à se projeter dans l'avenir avec une nouvelle connaissance de ses moyens, de ses vraies envies.

 

 

L'objectif

 

La ou les premières séances seront dédiées à la formulation de l'objectif. Celui-ci doit être clair, de façon à définir précisément les faits et les mesures qui attesteront de sa réussite.

L'objectif peut être précis dès le départ, il peut aussi être un peu confus et se préciser au fur et à mesure du questionnement ; il peut également s'agir d'un objectif général qu'il sera intéressant de scinder en fixant des étapes.

 

 

Le contrat

 

A l'issue de la première séance, un contrat commercial sera établi qui précisera

  • l'objectif tel qu'il est connu à ce moment là,
  • le lieu des séances de coaching,
  • le nombre de séances indicatif à prévoir,
  • le prix de chaque séance ou du forfait, et les modalités d'annulation,
  • les engagements du coach vis à vis du coaché,
  • les engagements du coaché vis à vis du coach

 

Supervision et développement du coach

 

 

La formation, la supervision et le développement personnel continu sont indispensables au coach pour assurer une pratique "vivante" de son métier.

En effet, la rapidité des changements est également vraie pour le coach et il doit lui-même pouvoir s'appuyer sur des ressources renouvelées et des échanges objectifs avec des professionnels.

 

 

Vous souhaitez d'autres informations?  Vous vous posez des questions ? Vous aimeriez savoir si votre objectif peut faire l'objet d'un coaching ?

 

 

N'hésitez pas prenez contact avec moi à josmotret@lemeilleurdevous.fr

 


 

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lun

24

oct

2011

Dépassez vos peurs !!!!

« La peur est une alliée ou une ennemie. Une alliée si vous l’utilisez pour agir et avancer, ou votre pire ennemie si elle justifie votre paralysie. »

 

Avoir peur est normal. Tout le monde a peur, tout le monde a des doutes, cela fait partie de la vie.
Les meilleurs spécialistes, qu’ils soient liés aux domaines des affaires, du sport, des arts, de la communication…. tous ont eu des craintes, des freins à surmonter avant de réussir et tous ont encore des peurs.

 

« Il m’a fallu du courage lorsque j’ai pris contact avec vous pour la première fois, c’était comme m’avouer que je n’arrivais pas seul à avoir confiance en moi! J’ai dû avaler ma fierté» C’est ce que me disent souvent mes clients lors du premier contact.
Et quelque part c’est vrai, Je les félicite toujours de prendre la décision de réussir.


Vous aimeriez oser plus, seulement voilà, vous avez peur…

 

L’étude d’une centaine de biographies de personnes ayant brillamment réussi dans leur champ d’activité permet de mettre en évidence trois caractéristiques constantes : 

 

  • Ils étaient convaincus que c’était possible
  • Ils ont acquis les connaissances qui leur manquaient
  • Ils n’ont jamais abandonné

Leur réussite est le fruit d’efforts et de travail mais surtout, ils n’ont jamais laissé tomber. 

 

Nous avons tous des craintes, des doutes, et croyez-moi, ces peurs existeront toujours de manière variable. A une différence près…elles se transforment ensuite en adrénaline qui vous pousse à aller encore plus loin.
 
Pour réussir et atteindre vos objectifs, il faut que votre désir de changement soit plus fort que votre peur du changement. Le désir de réussite, quelle que soit votre définition de la réussite, doit être bien plus fort que la peur.


J’ai, en effet, souvent constaté en travaillant avec mes clients que la peur de réussir pouvait être plus forte que la peur d’échouer. Posez-vous la question et répondez franchement.

 

Le pire c’est d’avoir peur et de ne rien faire.
Ne laissez pas vos peurs et vos doutes vous empêcher de réussir.

Réussir est à la portée de chacun.

 

C’est une de mes croyances, et c’est une croyance aidante.

 

Et vous ? Que faites-vous lorsque vous avez peur ?



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Coach pro Certifiée, j'ai obtenu ma certification au Centre International du Coach.

Le Centre International du Coach garantit que les coachs adhérents à leur charte exercent dans un cadre déontologique répondant aux méthodes développées au Centre et certifiées ISO 9001:2000.

Ma déontologie se fonde sur la bienveillance, le respect, l'empathie et l'écoute. 

Je pratique un coaching pragmatique et direct. Vous fixez vos objectifs et c'est vous qui mesurez leur réussite à partir des critères que vous définissez.

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